Comment optimiser son contenu pour les IA génératives ?
ChatGPT, Claude, Perplexity, ou encore Gemini avec l’AI Mode de Google et les AI Overview… l’IA a envahi le web en quelques années, impactant les habitudes de consommation des internautes ainsi que le trafic des sites web.
Digidop a mené une étude en Italie, et les résultats prouvent ce que l’on sait déjà : les sites web doivent s'attendre à une baisse de trafic de l’ordre de 15% à 40%, dépendamment du type de site.
Alors que les moteurs de recherche classiques perdent du terrain, ce sont les LLM (Large Language Model), des IA conçues pour générer du texte qui s’imposent. Le nouvel objectif est donc de se retrouver parmi les citations de ces IA génératives, afin d’attirer du trafic d’une autre manière.
C’est ainsi que la notion de GEO (Generative Engine Optimization) est née.
Dans ce guide, nous vous apprenons tout ce qu’il faut savoir afin d'être cité par les IA et améliorer votre visibilité.
De la SERP aux IA génératives, la redirection du trafic
Durant de nombreuses années, le web, et plus précisément les moteurs de recherche, ont été la base du trafic des sites. Il suffisait de créer du contenu répondant à la fois aux intentions de recherche des internautes et aux algorithmes de Google.
Sauf qu’en 2022 ChatGPT est lancé, une première IA générale qui va participer à un changement complet de la manière dont les internautes effectuent leurs recherches.
Désormais, de nombreuses recherches sont effectuées directement depuis les LLM, qui vont explorer le web et citer les sources qui, d'après elles, sont les plus fiables.
Un nouvel élément s’invite dans les stratégies SEO : la prise en compte du Generative Engine Optimization (GEO).
Comprendre comment fonctionne la recherche par IA générative

Avant de présenter les piliers d’un bon GEO, il est important de comprendre comment fonctionne la recherche par IA.
L’IA commence par analyser l’intention de recherche. Via les contenus de la SERP, elle identifie l’objectif visé par les internautes lorsqu’ils tapent la requête.
Elle sélectionne ensuite les contenus qu’elle estime les plus crédibles et clairs.
Elle synthétise les informations, les recoupe et les recompile ou cite des extraits afin de répondre le plus fiablement et simplement possible à la demande de l’internaute.
La question est donc : quels sont les critères de sélection des sources perçues comme fiables, et comment en faire partie ?
Les IA génératives se basent sur :
La capacité d’une page web à fournir des informations concises et faciles à extraire (sans trop de blabla, avec des titres hiérarchisés, des listes à puces, etc.);
L’objectivité du ton et des informations présentées dans l’article;
Le fait que le contenu ne soit pas dupliqué ou qu’il contienne de nouvelles informations prouvées;
La citation des sources, qui renforce la fiabilité de l'information;
l’EEAT (Experience, Expertise, Autorité, Confiance).
GEO & SEO : deux notions qui vont de pair
Un raccourci courant consiste à opposer GEO et SEO. En réalité, il faut voir le GEO comme une nouvelle approche à intégrer au sein du SEO.
Afin de vraiment comprendre le rapport entre les deux pratiques, il est essentiel de mettre en avant ce qui les distingue :
Le SEO (Search Engine Optimization) est une optimisation de contenu afin de se positionner dans les moteurs de recherche comme Google.
Le GEO (Generative Engine Optimization) est l'amélioration d’un contenu afin qu'il apparaisse dans les IA génératives.
La dépendance du GEO au SEO
Le GEO, seul, ne peut pas exister, et ce pour plusieurs raisons :
Les requêtes via les IA génératives occupent un faible pourcentage des recherches globales sur le web ;
Les IA génératives se basent aussi sur les contenus en top position dans la page de résultats afin de déterminer quels contenus sont les plus pertinents.
Aujourd’hui, un bon GEO repose à 70% sur un bon SEO. Ainsi, si vous savez écrire un bon article de blog, vous avez déjà parcouru plus la moitié du chemin ! D’où le fait que le GEO doit se greffer au SEO, au lieu d’être vue comme un concurrent.
L’IA générative et l’évolution des requêtes

La diffusion de l’IA générative a profondément modifié la façon dont les consommateurs formulent leurs requêtes.
Sur les moteurs de recherche, les utilisateurs ont tendance à poser des questions ou à taper des mots-clés afin d’obtenir une réponse à leur requête.
On classe ces recherches en quatre types :
Navigationnelle, informationnelle, commerciale et transactionnelle.
Avec l’IA, un nouveau mode de recherche est apparu : la recherche conversationnelle.
En utilisant Gemini par exemple, un internaute a tendance à poser des questions plus complexes et précises. Les requêtes sont généralement plus longues et il n’est plus question de mots-clés.
À titre d’exemple, dans la barre de recherche Google, un internaute peut taper :
“Meilleur logiciel de facturation freelance”.
Sur ChatGPT, celui-ci formulera sûrement sa requête de manière plus détaillée :
“Donne-moi un bon logiciel de facturation pour freelance, gratuit ou peu cher, qui permet d’automatiser mes devis et factures et qui est simple à prendre en main.”
En conclusion, on ne cherche pas la même chose, selon qu'on utilise Google ou une IA générative. La différence de requêtes le prouve.
Pour cette raison, il est nécessaire d’adapter son contenu de manière à répondre clairement à des questions plus précises et détaillées, afin d’augmenter ses chances d’être cité via les réponses des IA.
Comment optimiser efficacement un contenu pour les IA ?
Pour optimiser un contenu afin qu'il soit cité par les IA, quelques bonnes pratiques existent. Voici nos conseils :
Avoir un bon SEO
Nous en avions déjà parlé, mais le SEO est la base du GEO : des pages bien positionnées dans les résultats de recherche Google ont bien plus de chances d’être citées par les LLM que des pages en 50ᵉ position.
Les signaux EEAT (Expérience, Expertise, Autorité, Confiance) sont aussi des données sur lesquelles l’IA s’appuie beaucoup.
Pour un bon EEAT, pensez à :
Privilégier un texte unique, qui met en avant de véritables retours d’expérience, comprenant des détails qui prouvent une réelle connaissance du sujet ;
Offrir un contenu complet, qui répond à la requête dans sa globalité ;
N'hésitez pas à ajouter des sources fiables afin d’augmenter la confiance de l’IA et des lecteurs (organismes certifiés, experts, etc.).
Citer ses sources
Afin de vous citer, l’IA générative doit pouvoir avoir confiance en votre contenu. Ainsi, lorsqu’un article parle du nombre d’installations solaires installées en France, par exemple, vous ne pouvez pas uniquement mettre en avant un chiffre.
Il faut également citer la source de ce chiffre, et de préférence, une source reconnue. Pour reprendre notre exemple, nous nous dirigerons vers des sites du gouvernement ou des institutions reconnues comme l’INSEE.
Ainsi, l'algorithme sait que ce chiffre ne vient pas uniquement de votre propre estimation, mais d’une étude fiable.
Opter pour une structure claire et hiérarchisée
Un contenu bien structuré facilite l’analyse de la page par l’IA et l'extraction des informations. Une hiérarchisation claire à partir de balises H1 > H2 > H3 > H4 est la base.
Nous vous conseillons aussi d’aborder un seul sujet par section, avec un seul message à chaque fois.
N’hésitez pas également à ajouter des listes à puces, des tableaux ainsi qu’une FAQ.
Répondre à l’intention de recherche
Nous l’avons dit plus haut, les requêtes posées à une LLM sont bien plus précises et détaillées que les questions qu’on tape dans un moteur de recherche. Afin d'être cité, le rédacteur doit saisir l’intention de recherche de l’internaute et anticiper ses futures questions afin d’y répondre clairement.
Cela nous mène vers la création de contenus de qualité, souvent plus longs et plus complets, qui explorent une thématique sous tous les angles possibles, comme les guides.
Guider sémantiquement son contenu
Les IA analysent la structure d’un contenu en premier lieu, mais elles « lisent » également le texte.
Afin de guider la lecture mais aussi pour rendre l’extraction et la compréhension des informations plus simples, il est courant de guider sémantiquement son contenu avec des termes comme :
Étape 1, 2, 3…
En résumé…
À titre de comparaison…
etc.
En tant que lecteurs, ces phrases nous aident à situer le texte et comprendre l’intention du paragraphe avant même de le lire. Le procédé est identique pour l’IA.
Quels outils pour suivre le référencement de mon site sur les intelligences artificielles ?
L'optimisation et le référencement sur les moteurs de recherche IA sont encore récents. Les outils SEO n’ont pas encore eu le temps d'intégrer de moyens fiables afin de suivre et d'analyser les citations d’une marque ou d’un site dans les LLM.
Cependant, d’autres solutions comme Google Analytics ou des outils spécialisés permettent d’analyser de manière plus ou moins fiable le nombre de citations.
Google Analytics
Google Analytics reste aujourd’hui l’outil le plus accessible et le plus fiable pour analyser l’impact des IA génératives sur votre trafic. Cependant, les données du trafic qui proviennent des IA génératives sont cataloguées comme du trafic « direct ».
Afin de connaitre exactement le nombre de citations et d’utilisateurs provenant des LLM, il est nécessaire de créer ses propres réglages.
Rendez-vous dans la section Rapports.
Cliquez sur Générer des leads puis > Acquisition de trafic.
Dans l'onglet qui s'affiche, cliquez sur « Ajouter un filtre ».
Une barre latérale s’affiche à votre droite. Dans Variable, sélectionnez Source/Support de la session.
Dans Type de correspondance, sélectionnez Correspond à l'expression régulière.
Dans Valeur, copiez-collez la formule suivante :
(chatgpt\.com|openai\.com|perplexity\.ai|claude\.ai|gemini\.google\.com|bard\.google\.com|copilot\.microsoft\.com)
Enfin, cliquez sur Appliquer.
Vous pouvez ainsi suivre les données provenant des intelligences artificielles les plus utilisées.
Profound
Profound est une plateforme spécialement conçue pour surveiller la visibilité d’une entreprise, marque ou site web dans les résultats IA comme ChatGPT, Perplexity ou Claude…
Celle-ci offre plusieurs fonctionnalités comme :
L’analyse de la visibilité sur les moteurs IA
La réputation, à savoir ce que l’IA dit de vous dans ces citations
L’analyse de conversion, qui détecte le nombre de fois où l’IA participe à la conversion de leads en clients
Cependant, Profound possède un inconvénient de taille : son tarif élevé.
Prix : À partir de 99 $/mois
HubSpot Ai Search Tool

Cet outil de HubSpot permet de connaître la visibilité d’une marque sur les principales IA à savoir ChatGPT, Perplexity et Gemini.
Il analyse également votre positionnement face à la concurrence, en comptant les parts de citation de votre marque pour une requête donnée.
Il décrypte enfin l’image de votre marque ou entreprise vis-à-vis de l’IA.
L’outil de HubSpot exécute un audit complet qui vous sera livré, mais il ne permet pas de suivi des données en temps réel.
Prix : Gratuit
Et le SGE, c’est quoi ?
Vous en avez marre de toutes ces abréviations ? Honnêtement, nous aussi ! Mais bon, on n’y échappera pas.
Le SGE est l’acronyme de Search Generative Experience. En bref, ce terme désigne l'intégration de l’intelligence artificielle directement dans le moteur de recherche, afin d’offrir à l'internaute une expérience plus fluide et intuitive, ainsi que des réponses rapides à ses questions.
L’objectif : simplifier le processus de recherche pour l’utilisateur.
L’inconvénient : le trafic des sites se retrouve déjà impacté par le SGE !
Annoncée il y a de nombreuses années, cette nouvelle technologie a été déployée en Europe en mars 2025, sous le nom d'AI Overview.
Avec AI Overview, Google intègre une intelligence artificielle directement dans la page de résultats. À titre d’exemple, si je tape une requête comme : Qu’est-ce que le copywriting ? AI Overview génère automatiquement une réponse qui s’affiche tout en haut de la page de recherche.

Bien qu’il ne soit pas encore déployé en France, le SGE va lui aussi impacter le trafic des sites web, principalement sur des requêtes de type informatif. Nous en avions déjà parlé en profondeur dans notre article sur Google AI Overview.